

Avec tout ce que l'Homme lui fait subir, la Terre mérite bien qu'on lui consacre une journée, non ? National Geographic se met donc au diapason de 184 pays pour l'honorer en ce 22 avril. La soirée débute par une petite révision de connaissances avec un film global sur la question du réchauffement climatique. Basé sur le rapport de la Terre, Notre planète : Bilan 2008 remet les pendules à l'heure grâce à des scientifiques exposant leurs découvertes les plus récentes.
En seconde partie de soirée, le photographe James Balog, désireux de rendre visible la fonte des glaces, nous entraîne dans un tour du monde des sites ultrasensibles. En Alaska, Colombie Britannique, Islande, Groenland, et même dans les Alpes car l'hexagone n'est pas épargné... Dans chacun de ces points stratégiques, il a placé des caméras captant une image toutes les heures sur une durée de deux ans. Le résultat, ce sont de splendides et effrayants timelapses. La matière s'anime sous nos yeux : les icebergs s'effondrent dans l'eau glacée quand les glaciers rétrécissent mois après mois...
Mon rire s'est fait jaune lorsque le photographe se réjouit face caméra d'avoir sur sa petite cassette la séquence du morceau de glace quittant la banquise... Je m'interroge aussi sur son enthousiasme à capter « un moment épique et unique »... Mais en même temps, comme Saint Thomas, l'homme ne croit souvent que ce qu'il voit. Les « preuves par l'image » sont donc nécessaires pour que les citoyens du monde se décident à agir.
Un film à montrer à tous ceux qui seraient encore sceptiques sur la réalité du réchauffement climatique...
