19/02/2009 - 18:06
Alias, l'intégrale – J.J. Abrams doit tout à une fille qui porte très bien la perruque
Il y a 10 ans, à Hollywood, J.J. Abrams n'était personne. Si si, c'est possible. Il venait tout juste de lancer sa première série télé, Felicity, l'histoire d'une nana qui décide de suivre en douce son amour de lycée à l'université, et qui tient un journal intime sur un dictaphone. Rien à voir avec des gens paumés sur une île chelou, ou des monstres qui attaquent New York, c'est sûr. La série a bien fonctionné, mais ce qui a fait de J.J. ce qu'il est devenu (c'est-à-dire une superstar qui gagne un paquet de fric et qui pourrait faire n'importe quoi, même Les trois petits cochons vs. Alien, que ça marcherait), c'est pas un truc à la Dawson en moins neuneu, mais Alias. Alias, série culte des presque dix dernières années. Alias, série super énervante aussi.D'abord Jennifer Garner est belle, partout, tout le temps, en gothique chaudasse avec une perruque bleue, en Russe rousse coincée, en clone de Catwoman, en hôtesse de l'air blonde... Non parce que moi quand je me déguise on voit tout de suite que je vais fêter l'anniversaire d'un pote, on se dit pas que je suis en train d'infiltrer un réseau de marchands d'armes chinois qui veulent se procurer un CD sur lequel se trouve un virus qui va paralyser toutes les banques de la planète (oui parce que dans Alias les méchants le sont toujours doublement). La deuxième chose énervante avec Alias, c'est son côté bordélique. Attention, j'aime beaucoup les séries à tiroirs, complètement tordues, la preuve, je suis une grande fan de Lost, mais j'estime que si on ne sait pas bien doser, il faut savoir se tenir à un seul genre. Lost, comme Fringe, dès le début on sait qu'on va nous causer paranormal, voyage dans le temps, ours blancs dans la jungle, etc., alors qu'Alias c'est quoi à la base ? Des organisations secrètes gentilles (mais en fait pas vraiment) qui luttent contre les vilains (et inversement proportionnel), donc une série action-supense-aventure. Mais J.J. n'a pas pu s'empêcher d'y introduire un élément complètement hors sujet, à savoir la machine de Rambaldi, un objet qui est censé rendre... Immortel.Oui, je sais, ça m'a fait bizarre aussi. Et puis on s'y perd entre le nom des différentes structures qui change de saison en saison, et untel qui est devenu méchant entre temps, et encore, je vous épargne la famille de Sydney Bristow : est-ce que son père est vraiment son père, sa mère est morte mais en fait non, et pourquoi sa sur (cachée) connaît Jack le grand méchant de la série, et va-t-elle oui ou non finir par être pour de bon avec le magnifique Michael Vartan (neveu de Sylvie). En tout cas dans la vraie vie Jennifer a épousé Ben Affleck, et ça c'est pas mal non plus (et un peu énervant aussi).